Plusieurs savent qu’auparavant, je travaillais très étroitement dans le monde animalier. En fait, pendant une douzaine d’années, je veillais aux soins d’animaux de toutes sortes. Je devais m’assurer jour après jour, de trouver le moyen d’enrichir leur vie pour stimuler leur instinct et favoriser leurs comportements naturels, au-delà de la captivité. L’enrichissement animalier est un immense défi quotidien pour tous les animaliers de ce monde, un aspect souvent insoupçonné par la majorité des gens, mais immensément important. Aujourd’hui, les circonstances de la vie m’ont amené dans un tout autre domaine, mais le besoin de contribuer au bien-être des animaux lui, n’est jamais disparu.

Dans mes temps libres, en dehors du travail temps plein, des responsabilités familiales et des enfants, de mes sorties photos et de mes projets personnels, je sentais le besoin d’aider et de me sentir utile dans une cause qui me tient particulièrement à coeur. Le bénévolat était pour moi, une belle façon de mettre à contribution mon expérience professionnelle et ma passion pour les animaux, ce que j’ai fait en intégrant une équipe de passionnés comme moi, dans un centre de réhabilitation pour animaux sauvages. Cette mission personnelle, est une bien belle alternative de renouer avec mon ancienne vie, sous un angle tout de même très différent, puisque la réhabilitation vise les soins et la remise en milieu naturel des animaux sauvages qui arrivent au refuge blessés ou orphelins.

Malgré le fait que cette aventure soit des plus enrichissantes pour l’humain, il reste que la vie en réhabilitation peut être aussi très dure. Dernièrement, j’ai récupéré près de chez moi des petits bébés ratons laveurs orphelins d’à peine 3 semaines.

Mais le succès n’est jamais assuré avec le vivant, car la nature reste le plus grand des imprévus. Tristement, les petits n’ont pas survécus et sont décédés quelques jours plus tard, malgré tout le nécessaire mis en place pour favoriser leur survie. Dans les faits, la maladie reste une sérieuse cause envisagée, dont le diagnostique nous viendra éventuellement par le ministère, suite à la nécropsie.


Aujourd’hui, je vous partage le beau côté, l’objectif ultime de la réhabilitation : la relâche! Ces ratons sont arrivés au refuge l’an dernier. Ils étaient orphelins, n’avaient que quelques semaines et pesaient moins d’une demie livre de beurre! Ils sont plusieurs dans cette situation, à chaque année. Il aura fallu à l’équipe en place, un an de durs efforts attentionnés, de réhabilitation encadrée sous une liste de protocoles et de soins intensifs, aussi bien insoupçonnés, pour en arriver à cette grande étape, l’heure de la remise en nature de ratons laveurs maintenant adultes et pétants de santé! Pour en arriver là, ça prend des gens très dédiés à leur passion, ce que je constate à chaque quart de travail depuis mon arrivée au refuge. Je me considère vraiment très privilégiée de faire partie de cette belle équipe cette année. J’y apprends énormément à chaque semaine, et ça, c’est une facette tout aussi stimulante que les soins en général.

La curiosité déjà bien présente, quelques instants avant le grand moment!

Notez que la cage présentée est la boîte qui est utilisée pour le relâchement uniquement, de la transition du refuge au site de relâche.

Par ici l’entrée sur le monde!
Beaucoup de nouvelles odeurs et de textures à découvrir
Un nouveau terrain de jeux à explorer
En pleine Contemplation

La relâche de ce groupe de ratons (8 au total cette journée là) a été une expérience des plus enrichissantes! Les voir toucher et embrasser la nature en toute liberté pour la première fois, le pied léger et le nez curieux, était d’une beauté incroyable, un sentiment d’une grande intensité!

Ce sentiment de se rendre utile, ce sentiment d’aider et de se sentir au bon endroit; ce sentiment d’être bien, c’est si merveilleux!

Ayez une belle vie les coquins!

Si vous souhaitez contribuer vous aussi à la sauvegarde des animaux sauvages blessés ou orphelins, sachez qu’il existe plusieurs façons d’aider. Vous trouverez beaucoup d’informations sur le site web du refuge à SOS Miss Dolittle, ou sur la page Facebook.